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mardi 18 décembre 2012

Les ambassadeurs du Cameroun aux JCC 2012

spécial JCC 2012

Jean-Pierre Bekolo Obama, Tunis, 09/012.
Deux réalisateurs, un producteur et un critique ont représenté le pays de Dikongué Pipa à la 24è édition des JCC. Revue de détail.

Par Parfait Tabapsi à Tunis. 

Samedi 24 novembre 2012 dans le bus affrété par les JCC en route pour l’hôtel Golden Tulip El Mechtel où il a résidé toute la semaine durant, le réalisateur et producteur camerounais Cyrille Masso n’a pas perdu son latin. Mieux, il sympathise avec d’autres réalisateurs plus heureux, tel le Marocain Adhil El Fadhili qui brandit fièrement son diplôme ainsi que sa statuette récompensant son Tanit d’or du court métrage. Dans cette ambiance bonne enfant, on en vient à se demander comment le Camerounais a réussi en si peu de temps à oublier qu’il vient de passer à côté d’une récompense aussi intéressante que le financement de son projet de film sur le milieu carcéral en son pays. «Moi j’ai fait ce que j’avais a à faire. Le jury a donné sa décision, que puis-je dire de plus ?». Il n’en dira donc pas plus, préférant déjà penser à d’autres projets qu’il mijote dans le cadre de sa maison de production Malo Pictures.


Pascale Obolo, Tunis, 09/012.
Un échec qui aurait peut-être été évité si le président de l’Association des producteurs indépendants du Cameroun (APIC) avait eu l’honneur d’avoir le soutien de son pays. L’on a en effet cherché en vain une délégation officielle camerounaise aux JCC ! Là où d’autres pays avaient pris le soin d’envoyer du monde pour veiller sur leurs poulains et faire le lobbying pour eux. Malgré cela, le Cameroun était bien présent ici. D’abord au niveau du jury du long métrage où trônait Pascal Bekolo Obama que l’on ne présente plus. Lui qui durant la semaine s’est montré très disponible. En marge de son travail ici, il a même organisé une session de travaux pratiques avec ses élèves de cinéma de l’Université de Yaoundé I. Cela au moyen d’internet et avec la participation de plusieurs réalisateurs du continent qui depuis Tunis ont échangé avec les veinards étudiants entassés dans un cyber de fortune à Yaoundé faute d’installations adéquates au campus.
Si son film n’a pas eu les faveurs de la compétition officielle, il a attiré tout de même l’attention du public. Après les représentations, «Calypso Rose : the lioness of the jungle» de Pascale Obolo a en effet soulevé le satisfécit des Tunisiennes qui ont vu dans le destin raconté de la chanteuse trinidadienne une raison d’espérer de leur propre condition par ces temps de révolution tous azimuts. Obolo a ainsi mis à profit ces échanges pour parler de son travail et relater les épisodes qui ont abouti à la concrétisation de ce projet réalisé avec le soutien du gouvernement de Trinidad et Tobago, et qui a déplacé l’équipe de tournage en Europe, aux Amériques et en Afrique.
Cyrille Masso et Rosine Mbakam,Tunis, 09/012.
A côté de ces réalisateurs, l’on a croisé entre deux productions Rosine Mbakam, une réalisatrice camerounaise basée à Bruxelles venue voir les JCC en vrai, son bébé en bandoulière ou presque. Ce qui ne l’a pas empêché de regarder les films et de participer aux fora ici. Si l’on y ajoute qu’un critique camerounais était de la partie, l’on ne saurait dire que le Cameroun ait été absent de cette grand-messe du cinéma arabo-africain.

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